Dossier
- A l'INRA : Groupe de travail "Prévention des risques psychosociaux"
Les troubles psychosociaux se traduisent chez les salariés par diverses formes de stress, de mal-être ou d'inquiétude, qui peuvent se développer sous des formes aggravées (angoisse, souffrance, épuisement au travail -burn-out-, ou dépression) et peuvent donner lieu à différents types de comportements tels que l'agressivité, des comportements violents, ou des comportements d'addiction (alcool, drogues, prise de médicaments,...). Le CCHS du 21 mars 2008 a approuvé la mise en place d'un groupe de travail issu du CCHS ayant pour charge la construction d'un référentiel collectif et la formalisation des outils (communiqué CGT-INRA du 16 mars 2009)
La souffrance au travail et le Droit dans la Fonction Publique en général et l'Education Nationale en particulier...
Surcharge de travail, augmentation des
exigences, objectifs inatteignables, incertitude
sur l’avenir…..
Le travail, son organisation, sa méthode
de gestion des salariés, créent du stress.
Celui-ci n’épargne donc aucun lieu de travail,
aucun travailleur, quels que soient la taille de
l’établissement, le domaine d’activité, le type de
contrat….
Le stress est défini comme « un état qui
survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception
qu’une personne a des contraintes que lui impose son
environnement et la perception qu’elle a de ses
propres ressources pour y faire face ».
Le harcèlement moral au travail est un phénomène complexe aux origines, formes et conséquences multiples, qui est pratiqué dans le but de nuire et de détruire une personne ou un groupe de personnes.
C'est un processus de destruction mentale qui, par la fréquence et la répétition dans le temps, peut conduire à la maladie mentale et, dans les cas extrêmes au suicide.
Il représente un véritable meurtre physique et psychique.
Ce dossier a vocation à aider à lutter contre ces pratiques de plus en plus fréquentes.
Stress, harcèlement, discrimination…. Toute cette souffrance mentale n’a pas vraiment de visibilité sociale. Souvent, il faut attendre l’arrêt maladie, voire le suicide pour percevoir une partie du problème.
Dans de nombreux cas, ces symptômes sont gérés individuellement, et considérés comme devant être réglés comme tels. Les perceptions font que c’est la personnalité qui est mise en cause, « trop fragile », « pas faite pour ce travail », « pas assez virile » etc.
Ce processus, quasi accepté de tous, assimilé à une conséquence fatale, ne renvoie qu’à la réparation par la médicalisation, certes nécessaire, mais surtout ferme les portes à toutes recherches possibles sur les causes. Ainsi, l’accepter pour conséquence, c’est accepter la reproduction, la reconduction de cette souffrance sur un(e) autre. C’est se priver de tous les moyens et outils pour empêcher, prévenir, assurer le bien être physique, mental et social de chacun, sur son lieu de travail.
N’est-ce pas ce que chacun est en droit d’attendre de son travail ?
Cette brochure a pour objectif d’aider à réfléchir sur les souffrances mentales et leurs causes, à travailler sur les interventions collectives possibles pour gagner ce qui ne devrait jamais se négocier : le respect de l’intégrité physique et mentale des salariés.
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